Ce livre a révolutionné ma vie de parent

Témoignage de Lila sur le livre Parents efficaces du Dr Thomas Gordon
laissé sur Amazon le 9 juillet 2013

Mon fils unique à deux ans, c’était devenu l’horreur à la maison ! Et pourtant j’avais vu tout les super nany et j’avais même acheté le livre. Mais rien y fait… Mon amour de petit garçon était en train de se transformer en espèce de monstre tyrannique qu’on voit dans cette super émission et qu’on se jure à soi même, avec un demi sourire ironique, qu’on laisserai jamais une chose pareille arriver. Enfin ça c’était avant que le bébé arrive, ensuite, après les nuits blanches, le linge, les taches ménagères et les jouets dans tous les coins, la crise au magasin c’est juste dans la continuité de l’ambiance générale, ça fait raccord, et je dois avouer que pourtant la première fois ça surprends, la seconde, t’essaie de réagir, la troisième c’est la grosse honte, et la technique que t’as a peu près mis au point fonctionne, mais il réagit vite le petit.
Et là tu te dit, le créateur de chuky, tu comprend d’où il s’est inspiré pour faire son film. Car la fois d’après ça marche plus. Et là c’est la guerre psychologique, c’est lui ou toi, celui qui gagne aura le droit d’écraser l’autre 16 années de plus! C’est à peut près à ce niveau de stress que j’ai décidé que j’avais besoin d’être aidée, de me renseigner, de me former, car, entre les conseils de ma belle famille « une fessée ça n’a jamais fait de mal à personne », ceux d’une amie « moi mon fils il me craint, il fait tout ce que je lui dit sans broncher » , ceux de la psy du coin « vous avez été victime d’autorité dans votre jeunesse? et comment avez vous vécu ça? » et les ragots des voisins, « c’est vrai qu’elle n’a aucune autorité sur son fils »… il y avait de quoi péter un cable.

Alors oui, ce livre m’a aidé, et même bien plus. Et je suis désolée d’ailleurs de ne pas l’avoir trouvé plus tôt, car ça m’aurai éviter de passer par une étape de tentative d’intimidation qui m’aura surement valu de perdre une bonne partie de sa confiance.
Oui il est possible de respecter nos enfants, de se faire écouter sans crier, sans menacer, sans punir, et c’est extraordinaire !
Je ne croyais plus qu’il soit possible de vivre une relation d’amour au quotidien avec ses enfant, et m’était presque résigné à devoir jouer le rôle de la police toute sa jeunesse et devoir me préparer à bien pire pour son adolescence.

Et bien non, je suis vraiment tombé sur le bon livre des le début. Celui qui a remis tout en place.
D’abord, arrêter de croire et se sentir coupable de ne pas appliquer tout ce qu’on essaie de nous faire faire autour de nous. Mais écouter son cœur. Nous avons le droit de tolérer des choses de la part de nos enfant que les autres ne tolèrent pas. Et je me suis rendue compte que je me rendais intolérante car il y avait des choses qu’on me disait « inacceptables » : si tu laisses ton fils faire ceci … il fera cela plus tard… Bref…

Et après ça, tout ce qui restait inacceptable pour moi, c’était déjà bien plus facile a lui faire accepter à lui. Ensuite, le livre explique bien qu’il suffit parfois d’en parler, ou simplement de comprendre, de lui laisser l’occasion d’exprimer ses émotions.
Maintenant à chaque fois que mon fils me dit non, je ne lui dit plus: « SI !!!! » avec les gros yeux, mais, Ah bon, tu ne veux pas faire ceci?, Il me redit non, et après il le fait. C’est bien plus simple. Reconnaître qu’il n’est pas d’accord, ce n’est pas reculer sur sa propre position.
Je veux une glace ! Tu veux une glace? Oui, je veux une glace…. Je vois que tu as vraiment envie d’une glace mais ça n’est pas possible pour l’instant. Et voilà, ça s’arrête là.

Moi je croyais que le simple de fait de dire « TU veux une glace? » c’était déjà lui en donner une ou bien lui en donne l’espoir. Mais, ça n’est pas lui donner l’espoir, c’est juste lui donner l’assurance qu’on a bien compris ce qu’il veut avant de lui dire non. Car en général, ils croient qu’on leur dit non par réflexe, sans comprendre ce qu’ils ont demandé.

C’est une simple chose que j’ai compris, (décrite en super simplifiée) mais qui a changé tant de choses. Le reste du bouquin donne des tones d’explications sur ce qu’il y a faire, et le TOME 2 encore d’autres détails et situations. Et je n’ai pas encore tout mis en pratique, mais j’y travaille.

A recommander chaudement !

« Au moins, je ne vous vends pas du rêve.

Beaucoup de parents sont à la recherche de trucs et astuces, de LA solution qui répondra à leurs attentes et solutionnera leurs problèmes.

En vérité, il n’y en a pas. C’est dur d’être parent. On n’a pas appris, on n’a pas eu de formation (pas encore 😉) et on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a reçu, notre état du moment, le contexte, etc… Vous comprendrez, les facteurs sont variables et nombreux ! Comment alors oser prétendre d’avoir LE truc qui réglera tout ?

Pendant un atelier, on en profitera pour dézinguer 🥊 quelques mythes sur la parentalité, tels que :
1. Les parents doivent faire front commun
2. Il ne faut pas déroger à la règle

Faire un atelier « Mieux communiquer en famille » c’est être prêt·e à chausser les gants de boxe pour secouer un peu nos propres croyances.
Histoire de se retrouver soi, vraiment. L’adulte qu’on souhaite être en partant et en prenant soin de celui qu’on est aujourd’hui.
Avec la capacité de lâcher ce qui n’a plus lieu d’exister et faire la place à la nouveauté.
Histoire de se reconnecter à son authenticité.
On lâche la vision en binaire blanc/noir, bien/mal, normal/pas normal et on s’inscrit pour faire le premier pas vers notre idéal, vis à vis de nous-même, et de nos enfants 💜 »

Par Les petits cailloux de Camille – Camille Goeusse, formatrice Gordon
www.lpcdc.fr
www.lesateliersgordon.org

La loi contre la fessée est adoptée le 02/07/2019 ! Maintenant, il s’agit d’informer et d’apprendre aux parents comment faire respecter les règles d’une façon bienveillante, positive et constructive.

Le Parlement adopte définitivement la « loi anti-fessée » le 02/07/2019

Comme Djamila Mestari l’a dit sur le partage de cet article par Brigitte Oriol sur Facebook :
C’est une victoire contre la violence mais incomplète si elle n’est pas suivi d’un traitement de fond, à savoir, former les futurs parents, éducateurs, aide à l’enfance…. Toute personne en contact avec des enfants, à une éducation bienveillante, respectueuses, une formation qui prendra en compte le vécu de chaque parent, sa propre éducation……

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/07/02/la-fessee-officiellement-interdite_5484167_3224.html

Une date historique, la vote du Sénat en unanimité contre la violence éducative ordinaire le 6 mars 2019

J’explose de joie ♥ ♥ ♥

YES ! Le Sénat a déclaré en unanimité que toute violence éducative ordinaire est inacceptable et pas une normalité. 

Cela va prendre du temps pour changer la mentalité tellement incrustée « qu’une fessée n’a jamais fait du mal à personne, j’en ai moi-même reçu, et voilà je ne suis pas mort·e, que c’est pour ton bien, etc… »,

mais c’est un bon début 👍

http://www.lunion.fr/id47387/article/2019-03-07/le-senat-vote-son-tour-le-projet-de-loi-contre-les-violences-educatives


Et aussi :
http://www.oveo.org/le-senat-vote-une-loi-qui-interdit-les-violences-physiques-ou-psychologiques-a-legard-des-enfants/

La loi visant à lutter contre toutes les violences éducatives physiques et psychologiques sera discutée au Sénat en séance publique le 6 mars 2019 de 21h30 à minuit

Texte de la proposition de loi
Article unique
Le deuxième alinéa de l’article 371-1 du Code civil est complété par les mots :
« et à l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux punitions et châtiments corporels ».

https://www.oveo.org/le-senat-va-debattre-de-linterdiction-de-la-violence-educative-ordinaire/

https://www.oveo.org/le-senat-va-debattre-de-linterdiction-de-la-violence-educative-ordinaire/
voir également :
https://www.senat.fr/ordre-du-jour/ordre-du-jour.html#mercredi_6_mars_2019

Voté le 30/11/2018 juste après minuit

Encore un article sur cette loi, qui sera ma raison d’être pour le reste de ma vie.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/11/30/l-assemblee-adopte-la-loi-contre-les-violences-educatives-ordinaires_5390553_3224.html

A l’issue de longs débats, l’Assemblée adopte la loi contre les violences éducatives ordinaires

Vers la fin des fessées ou des gifles pour les enfants ? Les députés ont voté une proposition de loi à la portée largement symbolique.
Par Solène Cordier 

C’est un court texte qui a provoqué de longs débats au Parlement. Vendredi 30 novembre, peu après minuit, la proposition de loi contre les « violences éducatives ordinaires » (VEO), examinée lors de la niche parlementaire du MoDem, a finalement été adoptée, à la quasi-unanimité. Seule la députée apparentée Rassemblement national Emmanuelle Ménard (Hérault) a voté contre.

Le texte comporte deux articles, aux contours légèrement différents de ceux adoptés en commission des lois, le 21 novembre. Le premier prévoit d’insérer dans l’article 371.1 du code civil une mention sur l’exercice de l’autorité parentale. Ses titulaires ne « peuvent pas user de violences physiques ou psychologiques » à l’encontre de leurs enfants, dit le texte.Lire aussi  La fessée interdite dans 54 pays… et bientôt en France ?

Le deuxième article prévoit la remise au Parlement d’un rapport gouvernemental pour « évaluer les besoins et moyens nécessaires à la mise en œuvre d’une politique de sensibilisation, de soutien, d’accompagnement et de formation à la parentalité à destination des futurs parents ».

Texte « à visée pédagogique »

Cette loi de principe, cosignée par des députés issus des rangs du MoDem, de l’Union des démocrates et indépendants, de La France insoumise, des communistes et de la majorité présidentielle, était présentée par la députée MoDem du Val-de-Marne, Maud Petit. Laquelle a répété dans l’Hémicycle que « la violence n’est pas un mode d’éducation, elle est même tout le contraire ». Le texte est « à visée pédagogique », a-t-elle assumé, se défendant de vouloir stigmatiser les parents.

L’objectif affiché était de mettre fin à un droit de correction, hérité du XIXe siècle et qui n’existe plus dans la loi, mais dans la jurisprudence. Aucune sanction pénale nouvelle n’y figure, ces dernières existant déjà pour les situations de maltraitance.

Le texte, qui doit encore être mis à l’ordre du jour du Sénat, met par ailleurs en conformité la France avec ses engagements internationaux, notamment la Convention internationale sur les droits de l’enfant, qu’elle a ratifiée en 1990, ont rappelé ses partisans.

Raillée par certains députés, qui dénoncent l’inutilité d’une « loi anti-fessée », la rapporteuse a défini, auprès du Monde, les VEO comme « toutes les violences physiques et psychologiques exercées à l’encontre d’un enfant sous prétexte de son éducation, et qui sont considérées comme ordinaires et banalisées »« Il s’agit aussi des coups de bâton, des morsures, des humiliations diverses » infligées aux enfants, souligne-t-elle à titre d’exemple.

« Souvent, trop souvent, ce qu’on pense n’être que des petites tapes sont le terreau des maltraitances », a rappelé la députée, invitant à plusieurs reprises à ne pas confondre « autorité parentale et violence ».

Plus plus, suivre le lien ci-dessous pour voir le reste de l’article :

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/11/30/l-assemblee-adopte-la-loi-contre-les-violences-educatives-ordinaires_5390553_3224.html